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Iran : Les obstructions inacceptables du régime pour les inspections nucléaires - Vidal-Quadras

Nous devons cesser d'ignorer les obstructions du régime iranien aux inspections des sites nucléaires, selon l'ancien vice-président du Parlement européen.

Alejo Vidal-Quadras, professeur espagnol de physique nucléaire, a écrit un éditorial pour le Washington Exiaminer dans lequel il estime que l'Iran a un long passé de tromperies et d'obstruction aux inspections sur son programme nucléaire et cela n'a guère changé depuis deux ans que l'accord nucléaire a été signé.

Vidal-Quadras, qui est également président de l’ONG « En quête de justice » (ISJ), basée à Bruxelles, (qui vise à obtenir la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran), a écrit : « Le plan d'action global conjoint pour contourner cette question, a rendu théoriquement possible pour l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de demander et d'accéder aux sites militaires, mais seulement après une longue procédure d'un mois au cours de laquelle la République islamique pourrait travailler à effacer les traces de ses activités passées. »

Cela est particulièrement troublant quand on sait que les rapports de l'AIEA sont la principale raison pour laquelle de nombreux pays, en dehors des États-Unis, estiment que l'Iran est en conformité avec l'accord. La question est, comment pouvez-vous être conforme à quelque chose si vous êtes toujours autorisé à retarder les enquêtes jusqu'à ce que vous ayez effacé les preuves ?

Vidal-Quadras a expliqué que les échantillons de sol obtenus par l'AIEA sur le site militaire Parchin, que beaucoup ont toujours soupçonnée d'être une ruche d'activités liées au nucléaire, ont montré des signes d'activités nucléaires après que le site nucléaire a été prétendument démoli. Cette preuve déconcertante a été cachée afin de faire avancer l'accord nucléaire.

Ce n'est, cependant, pas la seule preuve. Les services de Renseignement du mouvement d'opposition iranien, l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), qui a été le premier à dévoiler le programme nucléaire du Régime iranien en 2002, a révélé les mensonges de nombreuses instances du régime et la négligence de la communauté internationale.

Vidal-Quadras a écrit : « Mais même sans ces renseignements supplémentaires, la situation de Parchin et l'insistance répétée du régime des mollahs sur le fait que les sites militaires sont tout simplement hors des limites des inspections internationales, devraient suffire pour montrer au monde que [l'accord nucléaire] n'a probablement pas suspendu les activités nucléaires de l'Iran, et a d'ailleurs beaucoup moins convaincu le régime de coopérer avec la communauté internationale. »

Il a écrit que les puissances mondiales semblent être plus que conscientes des mensonges du régime, mais choisissent de détourner le regard. Cela montre clairement que l'accord nucléaire a échoué dans ses objectifs.

Il a encouragé Donald Trump à décréter la non-conformité de Téhéran à la date limite du 15 octobre, car il existe des preuves évidentes indiquant que Téhéran trahit l'accord nucléaire.

Il a également écrit : « Dans la mesure où l'Iran refuse de coopérer avec la communauté internationale, les nations du monde devraient montrer qu'elles peuvent agir efficacement en exerçant la pression nécessaire pour garantir que ce régime théocratique ne soit plus capable de construire des armes de destruction massive. Offrir à Téhéran un laisser-passer est simplement trop dangereux. »