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Jean-Pierre Michel, parlementaire honoraire, participait le 11 décembre à la grande marche des démocrates iraniens à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme. Des milliers s’étaient rassemblées sur la place des Invalides et se sont dirigé vers le Mur de la Paix sur les Champs de Mars pour dénoncer la dictature islamiste et ses méfaits en Iran et dans la région. L’évènement intervenait à la veille du Sommet pour l’environnement « One Planet Summit » et ce fut l’occasion pour les manifestants de rappeler les politiques désastreuses du régime pour l’environnement en Iran.

Dans son intervention, le co-fondateur du Comité français pour un Iran démocratique (CFID) a déclaré :

« Nous sommes ici pour protester contre la venue à Paris de Rohani, officiellement pour participer au sommet sur l'environnement, la COP 23, je dis officiellement alors que son pays est dans une situation catastrophique sur le plan de l'environnement : crise de l'eau, pollution extrême de l'air… quant à l’arme atomique, elle est toute prête à être préparée devant les inspecteurs ébahis de l'agence internationale qui doivent inspecter. Rappelez-vous que dans l'accord de Genève, ces inspections doivent être obligatoirement annoncées à l'avance. On devrait en rire s'il ne s'agissait pas d'une chose aussi importante et grave.

Alors, est-ce que notre président de la république, Emmanuel Macron osera serrer les mains ensanglantées de M. Rohani ? S'il le fait, il jettera l’opprobre sur l'ensemble des citoyens français qui sont attachés aux droits de l'homme, qui sont contre la peine de mort, toute notion totalement absente du régime de Rohani qui a été là depuis le début, qui a accepté le massacre de 1988, qui sous son régime a régulièrement exécuté par pendaison des citoyens, qui provoque des arrestations arbitraires, qui interdit aux cinéastes d'avoir un passeport, qui censure les écrits.

Alors je le dis en tant que citoyen français : non, Monsieur le président de la République, vous ne devez pas recevoir un tel tyran, il en va de votre responsabilité. »

Plusieurs personnalités françaises, européennes et arabes ont également pris la parole, notamment l'ancien Premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali, Jean-François Legaret et Jacques Boutault, maires des 1er et 2ième arrondissements de Paris, Jean-Pierre Brard, ancien député-maire de Montreuil, Jean-Pierre Bequet, ancien maire d'Auvers-sur-Oise, le préfet Yves Bonnet, ancien directeur de la DST; Alejo Vidal Quadras, président de la Fondation pour le recherche de la Justice et ancien vice-président du Parlement européen; Struan Stevenson, président de l'Association européenne pour la liberté en Irak; le magistrat François Colcombet, co-fondateur du CFID ; Mehdi Samé, président du commission des industries du CNRI; Pierre Bercis, président de la Nouveaux Droits de l’homme (NDH),Jacky Duminy, maire d'Ors, Gerard Lauton du Syndicat national de l’Enseignement supérieur qui a donné lecture du message du président du Snesup, Mohmoud Ghobash, de l'opposition syrienne, et Jamal Al-Awhadhi, président de l'Agence internationale de presse à Paris, ont également pris la parole lors de la manifestation des Iraniens à Paris à l'occasion de la Journée des droits de l'homme.